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Rapports sociaux de sexe L1
Azadeh Kian


Ce cours présente brièvement les fondements théoriques et philosophiques des inégalités sociales entre les sexes à travers un bref aperçu de la pensée dichotomique de certains philosophes de la modernité et ses conséquences (différenciation entre nature/culture, sphère publique/sphère privée, société civile/Etat, féminin/masculin) ainsi que de sa critique par les théoriciennes et militantes féministes du 18ème au 20ème siècles. Puis, nous présenterons le contexte au sein duquel les sociologues féministes aux Etats-Unis et en France ont introduit le terme de genre afin de différencier le sexe social du sexe biologique. Puis on analysera les différences hommes/femmes comme des hiérarchies des groupes sociaux et des individus et on verra comment l’identité de genre génère de profonde inégalités de positionnement dans la hiérarchie socioéconomique. Ensuite on discutera du concept des rapports sociaux de sexe qui est inscrit dans l’articulation entre les sphères de production/reproduction plaçant les hommes et les femmes dans les rapports sociaux inégalitaires.

Bibliographie :

Bereni, L. Chauvin, S. Jaunait, A. Revillard, A. Introduction aux Gender Studies, Bruxelles, De Boeck, 2008.
Goffman, E. L’arrangement des sexes, Paris, La Dispute, 2002. (obligatoire) Guillaumin,C. Sexe, race et pratique du pouvoir. L’idée de la nature. Côté-femmes, 1992. p.12-48.
Kergoat, D, « Division sexuelle du travail et rapports sociaux de sexe, in Hirata, H ; Laborie, F. Le Doaré, H. Senotier, D. (dirs), Dictionnaire critique du féminisme, 2e édition, Paris, PUF, 2004. p. 35-44. (obligatoire)
Rousseau, J.J. in Collin, F ; Pisier, E ; Varikas, E. Les femmes de Platon à Derrida, Paris, Plon, 2000,320-327 ; 332-333 ; 335-336. (obligatoire)
Tabet, P. La construction sociale de l’inégalité des sexes : Des outils et des corps, Paris, L’Harmattan . 1998.
Tocqeville, A.D. in Collin, F ; Pisier, E ; Varikas, E. Les femmes de Platon à Derrida, Paris, Plon, 2000, p. 493-503. (obligatoire)
Wollstonecraft, M. Défense des droits de la femme, Paris, Petite bibliothèque Payot, 2005.p. 65-96. (obligatoire)


Un dossier ou une enquête sur un thème en rapport avec le cours et en concertation avec l’enseignante (40%), participation aux TD (10%), examen final écrit (50%).


Femmes et institutions L2 S1
Jules Falquet


Ce cours présente les différentes institutions qui structurent les rapports sociaux de sexe, parmi lesquelles la famille, l’école, le travail, l’Etat, la nation, la sexualité, la religion, la science, le langage. Faisant appel à la pluridisciplinarité (anthropologie, économie, histoire, sociologie, psychologie, linguistique), il vise à faire comprendre comment ces institutions façonnent durablement et quotidiennement le comportement et la subjectivité des femmes et des hommes, tant dans la société « occidentale » contemporaine que dans d’autres cultures ou périodes.

Le cours s’adresse aux étudiant-e-s désirant poursuivre les apprentissages sur le genre effectués au 1er semestre (notamment en vue de bénéficier d’un enseignement complet dans ce domaine de spécialisation, qui se poursuit en Mastère), mais aussi désirant effectuer une initiatition dans le domaine.

Eléments de bibliographie :

BEAUVOIR, Simone de, Le deuxième sexe, Gallimard, Paris, 1981. Première édition : 1949
DAVIS, Angela. (1983). Femmes, race et classe, Paris : Des femmes
HIRATA, Helena ; LABORIT, Françoise ; LE DOARE, Hélène ; SENOTIER, Danièle. (coordinatrices). (2000). Dictionnaire critique du féminisme. Paris : PUF
MICHEL, Andrée (coord.). (1985). La militarisation et les violences à l’égard des femmes. Nouvelles Questions Féministes, n°11-12. 186 p.
PHETERSON, Gail. (2001). Le prisme de la prostitution. Paris : L’Harmattan, Bibliothèque du féminisme
WITTIG, Monique. (2001). La pensée straight. Paris : Balland. 157 pp.

Modalité de validation du cours : Fiche de lecture ou exposé (50% de la note), examen final écrit (50% de la note)




Genre et socialisation L2
Azadeh Kian


Différenciant le sexe biologique du genre socialement construit, ce cours tente de comprendre comment les normes qui guident les comportements des hommes et des femmes sont formées, transmises et modifiées, et comment la socialisation différentielle contribue à la production et la reproduction des identités et des rapports de genre.
La socialisation différentielle reproduit les stéréotypes de genre et engendre des compétences inégales en confrontant, dès leur enfance, les filles à l’univers de la maternité, des travaux ménagers, ou à des activités économiques en rapport avec le domestique, associés au féminin. Les garçons quant à eux sont orientés vers les domaines à composantes techniques et scientifiques associés au masculin. Ce processus de socialisation provoque la reproduction des inégalités sociales, invite les filles à s’orienter vers les disciplines « non scientifiques » en raison de leurs compétences « naturelles » et dirige les femmes vers les emplois mal rémunérés, sans réel pouvoir.

Bibliographie :

Baudelot, C. Establet, R. Allez les filles. Une révolution silencieuse. Point, 2006
Collet, B. Philippe, C. MixitéS. Variation autour d’une notion transversale, Paris, L’Harmattan, collection logique sociale, 2008 (obligatoire)
Goffman, E. L’arrangement des sexes, Paris, La Dispute, 2002
Marry, C, « Genre et politique scolaire : les paradoxes de la mixité », in Bard, C. Baudelot, C. Mossuz-Lavau, J (dirs), Quand les femmes s’en mêlent. Genre et pouvoir, Paris, Editions de la Martinière, 2004, p.324-348 (obligatoire)
Maruani, M. Travail et emploi des femmes, Paris, La Découverte, 2000/2003
Mosconi, N, « Les recherches sur la socialisation différentielle des sexes à l’école ». in Lemel, Y. et Roudet, B. (dirs), Filles et garçons jusqu’à l’adolescence. Socialisation différentielles, Paris, L’Harmattan, 1999
Zaidman, C. « Education et socialisation », in Hirata, H ; Laborie, F. Le Doaré, H. Senotier, D. (dirs), Dictionnaire critique du féminisme, 2e édition, Paris, PUF, 2004, 49-54 (obligatoire)



un dossier ou une enquête sur un thème en rapport avec le cours et en concertation avec l’enseignante (40%), participation aux TD (10%), examen final écrit (50%).


Théories du genre L3 S2
Jules Falquet


Cet enseignement conclut le parcours sur le genre offert en Licence (il est cependant accessible aux personnes n’ayant pas suivi ces cours et désireuses de s’initier au genre, en vue notamment de suivre le parcours genre en Mastère). Il propose une mise en ordre synthétique des connaissances acquises, en présentant un panorama théorique global sur le genre et les théories féministes. Il inclut une ouverture historique sur le contexte qui a permis le développement de ces réflexions théoriques, et une introduction aux questions de l’objectivité et de la légitimité en sciences sociales. Il s’agit ensuite de faire saisir les spécificités des différentes approches : études des femmes, du genre, féministes. Les étudiant-e-s apprendront également à reconnaître les biais androcentriques, ethnocentriques et naturalistes. Enfin, le cours apportera des éléments théoriques venus du féminisme international, en tant d’articuler les rapports sociaux de sexe, de classe et de « race ».

Eléments de bibliographie :

BISILLIAT, Jeanne ; VERSCHUUR, Christine. (2000). Le genre : un outil nécessaire. Introduction à une problématique. Cahiers Genre et Développement, n°1. Paris : AFED, Genève : EFI. 263 p.
DAVIS, Angela. (1983). Femmes, race et classe, Paris : Des femmes
DELPHY, Christine. (1998 et 2000). L’ennemi principal. 1 : Economie politique du patriarcat. 2 : Penser le genre. Paris : Syllepses
GUILLAUMIN, Colette. (1992). Sexe, Race et Pratique du pouvoir, l’idée de Nature, Côté Femmes, Paris
HARDING, Sandra. 1990/1986. « L’instabilité des catégories analytiques de la théorie féministe ». Futur Antérieur, n°4 hiver 1990. pp 138-155 et Futur Antérieur, n°5. Printemps 1991. pp 130-139
HIRATA, Helena ; LABORIT, Françoise ; LE DOARE, Hélène ; SENOTIER, Danièle. (coordinatrices). (2000). Dictionnaire critique du féminisme. Paris : PUF
MATHIEU, Nicole Claude. (1991). L’anatomie politique, Catégorisations et idéologies du sexe. Paris : Côté Femme
SMITH, Barbara. (1983). Home Girls. A Black Feminist Anthology. New York : Kitchen Table/Women of Color Press
TABET, Paola. (2004). La grande arnaque. Sexualité des femmes et échange économico-sexuel. Paris : L’Harmattan. 207 p.

Modalité de validation du cours : Fiche de lecture ou exposé (50% de la note), examen final écrit (50% de la note)